Comment se passe l’audit Qualiopi ?

Guide complet du déroulement d’un audit de A à Z


T’es sur le point de passer l’examen final après 6 mois de prépa. Le stress monte, les mains moites, la check-list mentale qui tourne en boucle. « Ai-je bien tout préparé ? Et si l’auditeur me pose LA question piège ? »

Respire. Le déroulement de l’audit Qualiopi, c’est comme un examen : ça stresse, oui. Mais c’est aussi totalement gérable quand tu sais exactement ce qui va se passer.

Dans ce guide ultra-concret, tu vas découvrir minute par minute comment se déroule un audit Qualiopi. Timeline détaillée, documents obligatoires, questions types posées par les auditeurs, statistiques réelles des résultats, conseils tactiques : tout y est.

Le déroulement de l’audit Qualiopi se structure en 3 grandes phases :

  1. Avant l’audit : préparation, choix du certificateur, constitution du dossier (4-8 semaines de grind)
  2. Pendant l’audit : la journée sur site avec l’auditeur (1-3 jours selon ta taille)
  3. Après l’audit : réception du rapport, traitement des éventuelles non-conformités (2-4 semaines d’attente style résultats du bac)

Pendant que les formations sur YouTube te disent « c’est facile, tout le monde y arrive », nous on va te montrer une réalité : seuls 70-75% obtiennent la certification du premier coup. C’est pas mal. Mais ça veut aussi dire que 25-30% galèrent. Et on va t’expliquer comment faire partie des premiers.


Avant l’audit Qualiopi : 4 étapes de préparation

La phase de préparation détermine si ton audit se passera sereinement ou dans le chaos. Compte entre 4 et 8 semaines entre ta décision de te lancer et la date d’audit sur site.

Étape 1 – Choisir ton organisme certificateur agréé COFRAC

En France, il existe environ 30-35 certificateurs agréés par le COFRAC. Non, tu ne peux pas choisir ton cousin Roger qui a fait une formation qualité en 2003. Tu trouveras la liste officielle sur travail-emploi.gouv.fr

Point crucial : tous les certificateurs appliquent le même référentiel national qualité (RNQ). Le choix ne change pas les exigences, seulement ton expérience pendant l’audit.

Les 5 critères pour choisir ton certificateur

1. Proximité géographique : limite les frais de déplacement (souvent facturés en sus)

Traduction : évite que l’auditeur de Marseille vienne auditer ton OF1 à Lille en te facturant l’hôtel 4 étoiles et le TGV première classe.

2. Tarifs : entre 1 500 € et 4 000 € selon la taille de ton OF

  • Petit OF (1-5 formateurs) : 1 500 € — 2 000 €
  • OF moyen (6-20 formateurs) : 2 000 € — 3 000 €
  • Grosse structure (20+ formateurs) : 3 000 € — 4 000 €+

3. Disponibilité : certains certificateurs affichent 3-4 mois d’attente (genre la file d’attente pour la PS5 en 2020), d’autres 4-6 semaines

4. Expérience sectorielle : un certificateur spécialisé dans ton domaine comprendra mieux tes spécificités

5. Réputation : Renseigne-toi auprès d’autres OF qui ont été audités

Questions à poser au certificateur

  • Quel est votre délai actuel de prise de RDV ?
  • Combien d’OF de ma taille avez-vous déjà audités ? (si la réponse est zéro, red flag)
  • Qui sera l’auditeur désigné ? (Nom, prénom, spécialité — pas « un auditeur qualifié »)
  • Quels sont les frais annexes (déplacement, hébergement) ? (spoiler : y’en a souvent)
  • Quel est le processus en cas de non-conformité ?

Conseil

Appelle 3-4 certificateurs. Compare. Négocie si possible. Certains sont flexibles sur les tarifs pour les petits OF. D’autres non.

Étape 2 – Constituer ton dossier de candidature

On arrive dans la partie fun : la paperasse administrative. Personne l’aime. Tout le monde le fait quand même.

Les 5 documents obligatoires

1. Kbis ou extrait INSEE (moins de 3 mois)

Téléchargeable sur infogreffe.fr ou insee.fr
C’est la carte d’identité de ton OF. Si ton Kbis a plus de 3 mois, c’est comme présenter une photo de toi au lycée pour ton passeport. Ça se voit ! Et… ça passe pas.

2. Numéro de Déclaration d’Activité (NDA)

Obtenu auprès de la DREETS. Délai si pas encore fait : 1 — 2 mois

⚠️ Si t’as pas encore ton NDA, arrête tout. Va le faire. Maintenant.

3. Liste des formations dispensées

Catalogue complet : intitulés, durées, modalités (présentiel, distanciel, mixte)
Pas la peine de lister 50 formations si tu n’en dispenses réellement que 10. Liste tes VRAIES formations. Celles que tu dispenses VRAIMENT. L’honnêteté, ça change.

4. Organigramme de l’organisme

Qui fait quoi ? Responsabilités clairement définies
Pas de « Jean-Michel fait un peu de tout ». Non. Qui est responsable qualité ? Qui est responsable pédagogique ? Qui s’occupe du café le matin ? (OK, cette dernière question est optionnelle.)

5. Échantillon de preuves documentaires

Couvrant les 7 critères du RNQ :

  • Registres de présence
  • Attestations de formation
  • Évaluations des stagiaires (à chaud et à froid – genre feedback immédiat et feedback 3 mois après quand ils ont oublié ton prénom)
  • Comptes-rendus d’entretiens
  • Bilans pédagogiques
  • CV et diplômes des formateurs
  • Justificatifs de veille (tu lis effectivement les news de ton secteur, pas juste Instagram)

Conseils pour l’échantillon de preuves

  • Couvrir les 7 critères RNQ : Au moins 1-2 preuves par critère (on va pas te demander 500 pages, on est pas des sadiques)
  • Actions récentes : privilégie les 6-12 derniers mois (pas tes registres de 2018 retrouvés dans le tiroir du fond)
  • Varier les modalités : si tu fais présentiel, distanciel et mixte, fournis des preuves pour chaque (prouve que tu maîtrises le multicanal comme Netflix)
  • Qualité > quantité : 50 pages pertinentes valent mieux que 500 pages en vrac (l’auditeur n’est pas payé au kilo)
  • Organiser par critère : crée 7 dossiers (physiques ou numériques) = gain de temps le jour J (et tu passes pour un pro organisé genre Marie Kondo de la formation)

Conseil tactique

Cette organisation par critère te permet de repérer rapidement les trous dans ta documentation et de les combler avant l’audit. C’est comme réviser ses cours : tu vois direct où t’es à la ramasse.

Erreur classique à éviter

Le syndrome du « j’ai tout dans ma tête ». Non. Si c’est pas écrit, ça n’existe pas. Tout ce qui n’est pas documenté n’existe pas aux yeux de Qualiopi. C’est la règle numéro 1. On te ment pas : ça va te gonfler. Mais c’est obligatoire.

Étape 3 – Déposer ta demande et fixer le rendez-vous

Délai d’instruction : 2 à 4 semaines

Le certificateur examine ton dossier, vérifie sa complétude (vérifie que t’as pas oublié la moitié des docs), analyse les preuves, identifie les points à approfondir (repère déjà où ça va coincer), désigne l’auditeur.

C’est l’équivalent de l’attente entre ton entretien d’embauche et la réponse du recruteur. Angoissant. Mais inévitable.

Prise de rendez-vous : 4 à 8 semaines

Une fois ton dossier validé, tu fixes la date d’audit. Ce qui est confirmé :

  • Logistique : salle dédiée, wifi, vidéoprojecteur (non, la salle de pause avec la machine à café qui fait du bruit toutes les 5 minutes, c’est pas une bonne idée)
  • Nom de l’auditeur et son expérience (Renseigne-toi sur lui. Sérieux. Tu vas passer 1-3 jours avec cette personne.)
  • Durée : 1, 2 ou 3 jours selon ta taille
  • Liste des personnes à auditionner (préviens-les AVANT. Genre plusieurs semaines avant. Pas la veille.)

Conseil

Ne cale pas l’audit la veille d’une échéance critique. Genre la veille du lancement d’une formation importante ou le jour où ton équipe part en séminaire à Chamonix. Prévois large.

Délai total : 4 à 8 semaines (instruction + RDV)

Entre le dépôt de ton dossier et la date d’audit, compte 4 à 8 semaines. C’est long. Mais c’est aussi le temps nécessaire pour peaufiner tes derniers détails et psychologiquement te préparer à ne pas faire une crise de panique le jour J.

Étape 4 – Se préparer mentalement et matériellement

On arrive dans la phase finale : le mental et le matériel. Rocky Balboa avant le combat. Batman avant d’affronter le Joker. Toi avant d’affronter l’auditeur Qualiopi.

La préparation matérielle

1. Organiser les preuves : accessibles en 30 secondes max quand l’auditeur les demande
Test : demande à un collègue : « Où est le registre de présence de la formation Excel du 15 mars ? ». S’il met plus de 30 secondes à le trouver, c’est pas assez organisé. Réorganise.

2. Préparer une salle dédiée : calme, privée, équipée (table, chaise, wifi, électricité)
Pas la salle où Martine de la compta passe toutes les 10 minutes pour chercher des Post-it. Une VRAIE salle. Au calme. Avec une porte qui FERME.

3. Vérifier les disponibilités : toutes les personnes à auditionner disponibles le jour J
Confirmation écrite. Email. SMS. Pigeon voyageur si nécessaire. Mais confirme. Rien de pire que l’auditeur qui veut auditionner Jean-Pierre le formateur star et Jean-Pierre est en formation à Toulouse ce jour-là.

4. Préparer le référentiel RNQ annoté : montre que tu as fait tes devoirs
Imprime le RNQ. Surligne. Annote. Fais des post-it. Ça montre que t’es sérieux. Que t’as bossé. Que t’es pas juste là en mode YOLO on verra bien.

5. Tester le wifi et outils numériques : pas de mauvaise surprise le jour J
Test ta connexion Internet. Test le vidéoproj’ si besoin. Test ton ordi. Tout. L’auditeur doit consulter des docs en ligne ? Vérifie que le wifi marche. Murphy’s Law : si quelque chose peut foirer, ça foirera le jour de l’audit.

La préparation mentale

1. Reconnaître le stress comme normal : c’est un examen, c’est normal de stresser
T’es humain. Pas un robot. Si tu stresses pas un minimum, c’est soit que t’es un psychopathe, soit que t’as pas compris les enjeux. Le stress, c’est OK. C’est même sain. Accepte-le.

2. Dédramatiser : l’auditeur n’est pas ton ennemi, il vérifie ta conformité
L’auditeur est pas Voldemort. C’est pas le patron du FBI. C’est juste un professionnel qui fait son job. Il vérifie des critères. C’est tout. Dédramatise.

3. Transparence : si tu ne sais pas, dis-le. Mieux que de bluffer.
« Je ne sais pas » est une réponse acceptable. « Euh… oui… enfin… peut-être… je crois… » est une réponse de merde qui te grille direct. Honnêteté > bullshit.

4. Anticiper les questions difficiles : quels sont tes points faibles ? Comment les assumes-tu ?
Tu sais déjà où ça va coincer. Prépare tes réponses. « Oui, on n’a pas encore systématisé l’évaluation à froid. Voici pourquoi. Voici notre plan d’action pour 2025. » Assumer avec un plan > nier en mode « tout va bien ».

5. Respirer : L’audit c’est un peu comme marathon (1-3 jours), et moins comme un sprint
Hydrate-toi. Mange correctement. Dors la veille. Gère ton énergie.

Conseils tactiques

  • Audit blanc : simule l’audit avec un collègue/consultant pour tester tes réponses. Joue le jeu à fond. Ça te préparera psychologiquement.
  • Relis le RNQ : rafraîchis ta mémoire la veille (pas 3 semaines avant, tu vas tout oublier)
  • Feuille de route mentale : objectif de l’audit, points à valoriser, points à assumer
  • Plan de secours : si un document manque, comment le retrouver en 5 min ? Backup sur le cloud ? Clé USB de secours ?

On va être cash

Ton cerveau va vouloir procrastiner cette préparation. C’est chiant. C’est long. C’est pénible. Mais c’est ce qui fait la différence entre les 70% qui réussissent du premier coup et les 30% qui galèrent.

À toi de choisir ton camp.


Pendant l’audit Qualiopi : déroulement minute par minute

On y est. Le jour J. T’es prêt ? Non ? Normal. Personne n’est jamais 100% prêt. Mais t’as fait le taff. Maintenant, c’est showtime.

Timeline pour un audit type d’1 journée (petit OF). Si ton audit dure 2-3 jours, le déroulement s’étale mais suit la même logique. C’est comme un raid dans World of Warcraft : plus t’as de monde, plus ça dure. Mais les mécaniques restent identiques.

09h00 – Réunion d’ouverture (30 minutes)

Qui est présent ?

  • L’auditeur (le boss final)
  • Dirigeant ou représentant légal (obligatoire – pas négociable)
  • Responsable qualité
  • Responsable pédagogique

Important : Si le dirigeant n’est pas là, c’est red flag immédiat. Genre niveau Game Over avant même d’avoir commencé. L’auditeur note.

Que se passe-t-il ?

Présentation de l’auditeur : Nom, parcours, expérience
Il va se présenter. Écoute. Prends des notes. Ça te donnera des indices sur son style (plutôt rigide ou plutôt cool).

Rappel du cadre : RNQ, 7 critères, objectif de l’audit
Il rappelle les règles du jeu. C’est comme l’écran de chargement d’un jeu vidéo qui te rappelle les contrôles. Utile.

Programme de la journée :

Logistique : Installation, wifi, pauses, déjeuner
Confirme que tout est OK. Eau ? Café ? Toilettes ? Wifi ? Faut que tout roule.

Questions générales : « Parlez-moi de votre OF, votre démarche qualité… »
Première impression. Soit clair. Concis. Professionnel. Mais pas robot. Montre ta passion pour ton métier. Sans en faire des caisses.

Posture à adopter

  • Écoute active, notes : note ce qu’il dit. Ça montre que t’es attentif. Et ça te sera utile plus tard.
  • Transparence : sois honnête dès le début. Ça donne le ton.
  • Confiance : t’es légitime. T’as bossé. T’as le droit d’être là. Crois-le.

Erreurs à éviter :

  • Parler trop (syndrome du candidat stressé qui déballe sa vie)
  • Être sur la défensive (genre « oui mais c’est pas ma faute si… »)
  • Négliger cette phase (première impression = dernière impression souvent)

Conseil tactique

Les 30 premières minutes donnent le ton de toute la journée. Sois professionnel, détendu, confiant. Pas arrogant. Pas servile non plus. Juste professionnel.

09h30 – Examen documentaire (2-3 heures)

L’auditeur consulte tes preuves documentaires pour vérifier ta conformité aux 7 critères du RNQ. C’est la phase où il lit en silence. Comme un prof qui corrige tes copies pendant que la classe fait un contrôle.

Cette phase peut paraitre un peu chiante pour tout le monde. L’auditeur lit. Tu attends. L’auditeur note. C’est long. C’est silencieux. Ca peut être tendu. Aucun moyen de contourner ça. C’est comme ça.

Ce qui est vérifié

  • Critère 1 – Information du public : Site web, plaquettes, indicateurs de résultats publiés
    Est-ce que ton site dit clairement ce que tu fais ? Ou c’est un site WordPress template 2015 avec des Lorem Ipsum ?
  • Critère 2 – Objectifs de la formation : Positionnement préalable, objectifs pédagogiques clairs, adaptation au niveau
    Est-ce que tu connais le niveau de tes stagiaires AVANT de les former ? Ou tu balances le même cours à tout le monde en mode one-size-fits-all ?
  • Critère 3 – Adaptation : Accueil, suivi pédagogique, adaptations handicap
    Est-ce que tu adaptes tes formations aux besoins individuels ? Ou c’est « démerdez-vous, moi je fais mon cours » ?
  • Critère 4 – Moyens pédagogiques : Qualification formateurs, moyens matériels, coordination
    Est-ce que tes formateurs sont qualifiés ? Ou c’est Jean-Michel qui s’est autoproclamé formateur après avoir lu 3 articles sur internet ?
  • Critère 5 – Qualification formateurs : CV, diplômes, veille, formation continu
    Est-ce que tes formateurs sont à jour dans leur domaine ? Ou ils enseignent encore des techniques de 2005 ?
  • Critère 6 – Environnement : Veille légale, réseau, insertion professionnelle
    Est-ce que tu suis l’actualité de ton secteur ? Ou t’es bloqué en 2010 niveau connaissances ?
  • Critère 7 – Recueil des retours : Évaluations à chaud/froid, réclamations, amélioration continue
    Est-ce que tu demandes l’avis de tes stagiaires et tu en fais quelque chose ? Ou c’est juste pour la déco ?

Que fais-tu pendant ce temps ?

  • Reste disponible à proximité : Genre dans le bureau d’à côté. Pas à 3 étages de distance.
  • Réponds rapidement aux demandes de documents complémentaires : Si l’auditeur te demande un doc, tu le sors en moins de 5 minutes. Pas « je vais chercher, je reviens dans 30 minutes ».
  • Ne dérange PAS l’auditeur (sauf s’il te sollicite) : Il est concentré. Il lit. Laisse-le bosser.
  • Profite de ce calme pour te recentrer, relire tes notes, respirer : Médite. Respire. Calme-toi. L’après-midi sera intense.

Conseil tactique

Si un document manque, assume direct :

« Je n’ai pas ce document pour cette formation, voici pourquoi. En revanche, j’ai ce document pour d’autres formations. Et voici mon plan d’action pour le systématiser. »

Assumer une faiblesse avec un plan d’amélioration > nier qu’il y a un problème. Toujours.

L’auditeur note TOUT. Chaque document manquant. Chaque incohérence. Chaque truc louche. Il ne dira rien sur le moment. Mais il note. Souviens-toi de ça.

12h30 – Pause déjeuner (1 heure)

Moment stratégique. Pas juste un moment pour manger. C’est aussi un moment d’observation.

Protocole

  • L’auditeur peut accepter de déjeuner avec toi ou préférer déjeuner seul (les deux options sont OK, ne le prends pas perso s’il refuse)
  • Si déjeuner commun : lieu calme, pas d’interrogatoire, moment de détente (oui, vraiment)

Sujets à éviter

  • Ne pas parler de l’audit en cours (« Alors, comment vous trouvez notre OF ? ») — Gros malaise garanti. Ne fais pas ça.
  • Ne pas chercher à soudoyer (restaurant gastro à 100€ avec homard et champagne) — red flag. Reste sobre.
  • Éviter sujets polémiques : politique, religion, ton avis sur Macron ou la réforme des retraites.

Sujets appropriés

  • Secteur de la formation (tendances, évolutions) : « Comment tu vois l’évolution du secteur ? » = OK
  • Parcours professionnels : « Comment t’es devenu auditeur ? » = OK
  • Sujets légers (région, météo, culture) : « T’es déjà venu dans la région ? » = OK

Conseils

  • Pas d’alcool (même si l’auditeur en prend) = rester concentré pour l’après-midi. Sérieux. Même un verre de vin, c’est non. L’après-midi sera intense. Garde ton cerveau 100% fonctionnel.
  • Profiter pour respirer, manger correctement : bouffe correctement. Pas un sandwich avalé en 5 minutes. Prends le temps.
  • Débriefer rapidement avec ton équipe si pas de déjeuner commun : si l’auditeur déjeune seul, profites-en pour faire un point rapide avec ton équipe. « Comment ça s’est passé ce matin ? On est OK pour cet après-midi ? »

Erreur classique

Parler de l’audit pendant le déjeuner comme si c’était une conversation normale. Non. L’auditeur OBSERVE. Même pendant le déjeuner. Il note tes interactions avec ton équipe.

Ton professionnalisme. Ton comportement. Tout est noté. Tout le temps. L’auditeur note que tu as commandé un burger au lieu d’une salade

(OK, on déconne. Mais à peine.)

13h30 – Entretiens et vérification terrain (2-3 heures)

Phase la plus intense de la journée. L’équivalent du combat final dans un RPG. Tout ce que t’as préparé pendant des semaines se joue maintenant. L’auditeur vérifie que tes pratiques réelles correspondent à tes preuves documentaires.

Traduction : Est-ce que tu fais vraiment ce que tu dis faire ? Ou c’est du pipeau ?

Qui est auditionné ?

  • Dirigeant (30-60 min) : Politique qualité, gouvernance, amélioration continue
  • Responsable pédagogique (30-60 min) : Conception parcours, ingénierie, coordination
  • Formateurs (20-30 min chacun) : Pratiques pédagogiques, outils, veille
  • Personnel admin (15-30 min) : Gestion qualité, inscriptions, archivage

Important : Tout le monde doit être briefé AVANT. Pas le jour même. Plusieurs jours avant minimum. Ils doivent savoir à quoi s’attendre. Sinon c’est la panique générale.

Exemples de questions posées

Au dirigeant :

  • Quelle est ta politique qualité ? (Si tu réponds « euh… on fait du bon boulot ? », c’est mort)
  • Comment pilotes-tu l’amélioration continue ? (Comment tu t’améliores ? Tu fais toujours pareil depuis 2010 ?)
  • Comment traites-tu les réclamations ? (Si tu réponds « on n’a jamais de réclamations », red flag. Tout le monde a des réclamations. La question est : comment tu les gères ?)

Au responsable pédagogique :

  • Comment construis-tu tes parcours ? (Méthodologie. Process. Pas « au feeling ».)
  • Comment évalues-tu le niveau des stagiaires en amont ? (Positionnement préalable. C’est obligatoire. Pas optionnel.)
  • Comment adaptes-tu les formations ? (Parce que tous les stagiaires n’ont pas le même niveau. Logique.)

Aux formateurs :

  • Comment prépares-tu tes sessions ? (Process de préparation. Pas « je fais comme je sens ».)
  • Comment gères-tu les stagiaires en difficulté ? (Parce qu’il y en a toujours. Toujours.)
  • Comment restes-tu à jour dans ton domaine ? (Veille. Formation continue. Lecture. Pas « je sais déjà tout ».)

Vérification terrain

  • Visite des locaux (salles, équipements, accessibilité) : Il va visiter. Vérifier que les salles sont conformes. Accessibles PMR. Équipées.
  • Consultation documents physiques (registres, classeurs) : Il va ouvrir tes classeurs. Feuilleter tes registres. Vérifier les signatures.
  • Cohérence discours/réalité : Est-ce que ce que tu dis correspond à ce qu’il voit ? Ou y’a un gap entre le discours et la réalité ?

Posture à adopter

Réponds honnêtement. Assume tes points faibles avec un plan d’amélioration.

« Oui, on n’a pas encore X. Voici pourquoi. Voici notre plan pour Y. » = excellent.

« Non non tout va bien on fait tout parfaitement » = bullshit détecté.

Réponds à la question sans digressions. L’auditeur n’a pas besoin de connaître l’historique complet de ton OF depuis 1987.

« Pour la formation X, nous avons fait Y pour répondre au besoin Z ». Du concret. Pas du blabla.

« Je peux vous montrer le document si vous le souhaitez ». Toujours proposer. Ça montre ta transparence.

Erreurs à éviter

  • Répondre à la place de la personne auditionnée : Si l’auditeur interroge Jean-Pierre le formateur, laisse Jean-Pierre répondre. Pas toi.
  • Bluffer sur ce qu’on ne sait pas : « Je ne sais pas » > inventer une réponse au hasard.
  • Être sur la défensive : « Oui mais c’est pas ma faute si… » = mauvaise posture. Assume. Plan d’amélioration. Move on.
  • Parler trop longtemps : Concision. Efficacité. Pas de digressions.
  • Oublier de respirer : Littéralement. Respire. Calme-toi. C’est juste un audit. Pas un interrogatoire du FBI.

Conseil tactique

Si tu ne sais pas
→ « Je n’ai pas l’info en tête, mais je peux vous la fournir dans 5 minutes. »

Si Non-Conformité identifiée
→ « Quelle serait votre recommandation pour corriger ? »

Montrer que t’es ouvert aux recommandations = bon signe. Montrer que t’es fermé et sur la défensive = mauvais signe.

L’auditeur teste aussi ta réaction face à la pression. Comment tu gères le stress. Comment ton équipe interagit. Il observe TOUT. Même les micro-détails. La façon dont tu parles à tes formateurs. La façon dont ton équipe te parle. Les dynamiques de pouvoir. TOUT.

C’est pas juste un audit documentaire. C’est un audit humain. Et organisationnel. Et culturel.

La vérité que personne ne te dit : l’audit Qualiopi, c’est 30% documentation et 70% humain. Prépare les deux. Pas juste l’un. Les organismes qui échouent ? C’est souvent pas à cause des docs. C’est à cause des incohérences humaines.

16h30 – Débriefing préliminaire (30 minutes)

C’est le moment de vérité. Genre le moment où le prof te rend ta copie et tu regardes la note entre tes doigts en fermant les yeux.

Que se passe-t-il ?

L’auditeur fait un retour oral préliminaire (attention : PAS définitif. Le rapport officiel arrive dans 2-4 semaines) :

Points forts constatés : les critères solides, bonnes pratiques
Ce que tu fais bien. Savoure ce moment. Ça fait du bien à l’égo.

Points d’alerte : les critères avec écarts potentiels (NCm ou NCM)
Là où ça coince. Prends des notes. C’est crucial.

Questions complémentaires : clarifications si zones d’ombre
Dernières vérifications. Réponds clairement.

Rappel des prochaines étapes : rédaction rapport (2-4 semaines), décision finale
Patience. Le verdict définitif arrive par écrit.

IMPORTANT : l’auditeur ne dira PAS « T’es conforme » ou « T’es refusé ». La décision finale est prise après rédaction du rapport. Ce qu’il dit oralement n’est qu’indicatif. Pas définitif.

Même s’il a l’air positif, attends le rapport officiel avant d’ouvrir le champagne. Et même s’il a l’air négatif, c’est pas fini. Le rapport peut être plus nuancé.

Comment se comporter ?

Écoute active, prends des notes sur points d’alerte : note TOUT. Surtout les points négatifs. Tu vas devoir les corriger si Non-Conformité (NC).

Questions de clarification : « Tu peux préciser ce point ? » = OK. Ne reste pas dans le flou.

Pas de défensive : n’argumente pas. N’essaie pas de négocier. Écoute. Note. Remercie.

Remercie l’auditeur : peu importe le retour. « Merci pour ton temps et tes remarques. » Classe. Professionnel.

Conseil

Juste après le départ de l’auditeur, fais un debriefing à chaud avec ton équipe. « Qu’est-ce qu’on a bien fait ? Qu’est-ce qu’on peut améliorer ? »

Même si c’est allé parfaitement, y’a toujours des feedbacks bon à prendre.

Après le débriefing

L’auditeur part. Tu débriefes avec ton équipe. Tu attends le rapport officiel

(1-3 semaines de stress intense où tu vérifies tes emails toutes les 30 minutes comme un psychopathe).

Différences selon la taille (1, 2 ou 3 jours)

Parce que tous les OF ne sont pas égaux (désolé pour l’égo des petits structures).

Taille OFDuréeAuditeursPersonnes auditionnéesÉchantillon
Petit (1-5 formateurs)1 jour12-4 personnes2-3 formations
Moyen (6-20 formateurs)2 jours1-25-8 personnes4-6 formations
Grand (20+ formateurs)3+ jours2+10+ personnes8-10+ formations

Audit 2 jours :

  • Jour 1 = ouverture + examen documentaire (toute la journée de lecture).
  • Jour 2 = entretiens + débriefing (toute la journée d’interrogatoires)

Audit 3+ jours :

  • Jour 1 = examen documentaire approfondi,
  • Jour 2 = entretiens équipe principale,
  • Jour 3 = entretiens complémentaires + visite multi-sites si applicable + débriefing final

Plus t’as de formateurs, plus c’est long. Logique. Mais aussi : plus t’as de formateurs, plus t’as de risques que quelqu’un dise un truc incohérent. Brief bien toute ton équipe. TOUTE ton équipe.

Conseil pour les gros OF

Uniformise ton discours. Que Jean-Pierre formateur Excel et Marie-Claire formatrice PowerPoint disent la même chose sur les procédures internes. Sinon, l’auditeur va repérer les incohérences.

Et ça sent pas bon.


Après l’audit Qualiopi : les 3 issues possibles

Délai de réception du rapport : 2 à 4 semaines. L’équivalent de l’attente entre ton entretien d’embauche et la réponse du recruteur. Mais en 10 fois plus stressant. Trois scénarios possibles avec leurs statistiques réelles (spoiler : les stats jouent en ta faveur).

Issue 1 – Conformité totale (70-75% des cas)

Bonne nouvelle : c’est le scénario le plus fréquent. La majorité des OF obtiennent la certification du premier coup. Respire. T’as des chances.

Qu’est-ce que ça signifie ?

  • Aucune non-conformité détectée (t’as tout bon)
  • Certification accordée immédiatement (GG, t’as réussi le boss final)
  • Validité : 3 ans (t’es tranquille pendant 3 ans. Enfin presque.)

Que se passe-t-il ensuite ?

  1. Réception du certificat Qualiopi (document officiel que tu vas encadrer et mettre en évidence dans ton bureau)
  2. Inscription sur la liste publique des OF certifiés (tu peux enfin dire « on est certifié Qualiopi » sans mentir)
  3. Communication : logo Qualiopi sur site, plaquettes, signatures email (fais-toi plaisir, t’as bossé pour)
  4. Accès maintenu aux financements (OPCO, CPF, Pôle Emploi, Régions) : C’était le but. Mission accomplie.

Obligations

  • Audit de surveillance à 18 mois (0,5-1 jour) : Vérifier le maintien de la conformité (ils vont vérifier que t’as pas tout laissé tomber après la certification)
  • Renouvellement à 3 ans (audit complet) : Pour 3 ans supplémentaires (dans 3 ans, tu refais tout le process. Désolé.)

Conseils :

  • Continue la démarche qualité (pas de relâche) : Sérieux. Continue. Beaucoup d’OF se relâchent après la certification et se font latter à l’audit de surveillance. Ne fais pas ça.
  • Mets à jour site et supports avec logo Qualiopi : Fais-toi plaisir. Communique. T’as bossé pour.
  • Informe tes financeurs : OPCO, Pôle Emploi, Régions. Ils doivent savoir que t’es certifié.
  • Prépare dès maintenant l’audit de surveillance : Dans 18 mois. Ça paraît loin. Mais ça arrive vite. Très vite.

Certains OF obtiennent la certification et se disent « cool, on est tranquille pendant 3 ans ». Non. T’es tranquille 18 mois MAX. Après, audit de surveillance. Et si tu t’es relâché, tu vas morfler. On te prévient.

Issue 2 – Non-Conformités mineures (20-25% des cas)

Un quart des OF. Pas dramatique. Rattrapable. Une non-conformité mineure (NCm) = écart qui ne remet pas en cause la démarche qualité globale. T’as foiré un truc, mais c’est réparable.

Exemples concrets de NCm

  • Indicateurs de résultats incomplets sur le site : t’as publié 2 indicateurs sur 3. Faut les 3.
  • Registre de présence avec signatures manquantes : Jean-Paul a oublié de signer 3 fois. Faut que tout le monde signe. Toujours.
  • CV formateur non à jour : le CV de Marie-Claire date de 2018. Update requis.
  • Évaluation à froid non systématisée : T’as fait des évaluations à froid pour 3 formations sur 10. Faut systématiser.
  • Procédure réclamation non formalisée : tu gères les réclamations, mais c’est pas écrit. Faut l’écrire.

Des trucs chiants mais corrigeables. Rien de dramatique.

Que se passe-t-il ?

  1. Certification accordée SOUS CONDITION de corriger (t’es certifié, mais sous conditions suspensives)
  2. Délai : 3 mois pour apporter les preuves de correction (bouge ton cul. 3 mois c’est long. Mais procrastine pas.)
  3. Pas de nouvel audit sur site : Tu envoies les preuves par email (pas besoin de re-payer un audit. Ouf.)
  4. Le certificateur valide (ou non) les corrections (s’il valide, t’es OK. Sinon, tu corriges encore.)

Comment corriger ?

Étape 1 : Identifier précisément ce qui manque (relire le rapport 10 fois si nécessaire)

Étape 2 : Mettre en place la correction concrète (pas juste dire « on va le faire ». LE FAIRE.)

Étape 3 : Rassembler les preuves tangibles (captures d’écran datées, documents signés, tout ce qui prouve que c’est fait)

Étape 4 : Envoyer au certificateur avec courrier explicatif (pas juste les docs en vrac. Un email structuré qui explique ce que t’as fait pour chaque NCm)

Exemples de corrections :

NCmCorrectionPreuve
Indicateurs incompletsMise à jour site avec 3 tauxCapture d’écran datée du site
Registre incompletNouvelle procédure vérificationProcédure écrite + registre complété
CV non à jourActualisation CVCV mis à jour signé et daté
Procédure réclamation absenteRédaction procédureDocument procédure + exemple de traçabilité

Conseils :

  • Ne pas procrastiner : traite rapidement (dans le mois si possible, pas au bout de 2 mois et demi)
  • Être exhaustif : corriger complètement, pas à moitié
  • Documenter : prouver que c’est effectif, pas juste théorique
  • Anticiper : mettre en place des procédures pour que ça ne se reproduise pas à l’audit de surveillance

Erreur classique

Se dire « j’ai 3 mois, je verrai plus tard ». Et oublier. Et se réveiller au bout de 2 mois et demi en mode panique. Ne fais pas ça. Traite ça rapidement. Débarrasse-t’en. Passe à autre chose.

Quand tu envoies tes preuves de correction, fais un tableau récap :

NCm 1 : [Description]
Correction apportée : [Ce que t'as fait]
Preuve jointe : [Nom du fichier]

NCm 2 : [Description]
Correction apportée : [Ce que t'as fait]
Preuve jointe : [Nom du fichier]

Ça facilite le boulot du certificateur. Et quand tu facilites le boulot du certificateur, il te facilite la vie. Win-win.

Issue 3 – Non-Conformités Majeures (5% des cas)

Scénario rare mais pas impossible. 5% des OF. Pas zéro. Une non-conformité majeure (NCM) = écart significatif qui remet en cause la démarche qualité globale. T’as sérieusement foiré. Mais c’est rattrapable. Avec du boulot. Beaucoup de boulot.

Exemples concrets de NCM

  • Aucun indicateur de résultats publié : ton site ne publie RIEN. Zéro stat. Zéro transparence.
  • Aucun positionnement préalable des stagiaires : tu balances tout le monde dans la même formation sans évaluer leur niveau avant. Red flag énorme.
  • Aucun suivi pédagogique individualisé : tu fais ton cours. Point. Pas de suivi individuel. Pas d’adaptation. One-size-fits-all.
  • Formateurs non qualifiés (pas de CV, pas de diplôme) : Jean-Michel se dit formateur mais a zéro qualification. Problème.
  • Aucune formation continue des formateurs : tes formateurs enseignent les mêmes trucs depuis 2005. Zéro mise à jour.
  • Aucune veille réglementaire : tu suis pas du tout l’actualité de ton secteur. T’es bloqué dans le passé.
  • Aucune évaluation des stagiaires : tu formes. Mais tu évalues jamais si les stagiaires ont appris quelque chose. Wtf.

Des manquements graves. Structurels. Qui montrent un gros problème dans ta démarche globale.

Que se passe-t-il ?

1. Certification REFUSÉE

  • Pas d’accès aux financements publics (OPCO, CPF, etc.) : Tu perds ton business model si t’es dépendant des financements publics
  • Pas de logo Qualiopi : Pas de com possible sur la certification
  • Pas d’inscription sur liste publique : T’existes pas officiellement en tant qu’OF certifié

2. Tu dois corriger les NCM AVANT de re-candidater
Pas de seconde chance tant que t’as pas corrigé. Sérieusement.

Délai de re-candidature

  • Théoriquement : immédiat (tu peux re-candidater dès demain si tu veux)
  • En pratique : 3-6 mois minimum pour corriger sérieusement (faut pas déconner, corriger des NCM ça prend du temps)
  • Coût : nouvel audit à payer (1 500-4 000€) : Oui. Tu repays. Intégralement. Aïe.

Comment éviter les NCM ?

1. Préparation sérieuse : 3-6 mois minimum, pas d’improvisation
Si tu te pointes à l’audit sans préparation, tu vas direct dans les 5% de refusés. Pas de mystère.

2. Audit blanc : Diagnostic préalable pour identifier les failles
Fais-toi auditer par un consultant ou un collègue AVANT l’audit officiel. Ça te permettra de repérer tes failles.

3. Documentation systématique : Tout ce qui n’est pas écrit n’existe pas
On le répète : SI C’EST PAS ÉCRIT, ÇA N’EXISTE PAS. C’est la règle d’or de Qualiopi. Documente TOUT.

4. Formation des équipes : Tout le monde comprend le RNQ
Toute ton équipe doit connaître le référentiel. Pas juste toi. TOUTE ton équipe.

Que faire en cas de refus ?

  1. Ne pas paniquer (5% des cas, mais rattrapable) : T’es pas le premier. T’es pas le dernier. C’est rattrapable.
  2. Analyser le rapport en détail : Relis-le 10 fois. Comprends PRÉCISÉMENT ce qui a foiré.
  3. Plan d’action ambitieux (pas de rustines) : Faut restructurer. Pas juste mettre des pansements.
  4. Se faire accompagner si besoin : Consultant Qualiopi. Ça coûte (1 500-8 000€). Mais ça peut valoir le coup.
  5. Re-candidater une fois corrigé : Prends ton temps. Corrige VRAIMENT. Puis re-candidate.
  6. Apprendre de l’échec (opportunité d’amélioration) : C’est chiant. C’est cher. Mais c’est une opportunité de vraiment améliorer ta structure.

Certains OF qui se font refuser au premier audit finissent par avoir une démarche qualité MEILLEURE que ceux qui ont réussi du premier coup. Parce qu’ils ont été forcés de vraiment restructurer. L’échec peut être une opportunité. Si tu le prends comme tel.

La vérité qui fâchent : 5% échouent. C’est rare. Mais ça arrive. Et si ça t’arrive, c’est pas la fin du monde. C’est juste plus de boulot. Et plus de thunes à sortir (3-6 mois + nouvel audit à payer). Mais c’est rattrapable. Vraiment.


Après la certification : surveillance et renouvellement

La certification n’est pas acquise définitivement. Désolé de casser le mythe. Deux échéances clés que tu DOIS respecter sous peine de tout perdre :

Audit de surveillance à 18 mois

Le moment où tu pensais être tranquille pendant 3 ans. Surprise : audit de surveillance à mi-parcours.

Caractéristiques :

  • Durée : 0,5-1 jour (plus court que l’audit initial, mais quand même chiant)
  • Coût : 50-70% du coût initial (750 — 2 800€ selon ta taille)
  • Objectif : Vérifier le maintien de la conformité ( vérifier que t’as pas tout laissé tomber)

Ce qui est vérifié :

  • Maintien des pratiques qui ont permis la certification : Est-ce que tu fais toujours ce que tu disais faire il y a 18 mois ?
  • Traitement des NCm de l’audit initial (si applicable) : Si t’avais des NCm, est-ce que tu les as vraiment corrigées de façon pérenne ?
  • Évolution de la démarche qualité (amélioration continue) : Est-ce que tu t’es amélioré ? Ou tu stagnes ?
  • Nouveautés : nouvelles formations, nouveaux formateurs, nouveaux sites : Si t’as évolué, faut le documenter

Conseils :

  • Dossier de preuves actualisées (6-12 derniers mois) : Pas les mêmes preuves que l’audit initial. Des NOUVELLES preuves.
  • Montrer les améliorations apportées : « Depuis l’audit initial, on a mis en place X et Y ». Montre que tu progresses.
  • Garder la dynamique qualité (ne pas relâcher) : C’est LE piège. Beaucoup se relâchent après la certification. Erreur fatale.

Conséquences en cas de NC :

  • NCm : 3 mois pour corriger (comme l’audit initial)
  • NCM : suspension de certification jusqu’à correction (perte accès financements. Game Over temporaire. Très très chiant.)

Erreur classique

Se dire « l’audit de surveillance c’est dans 18 mois, j’ai le temps ». Et au bout de 15 mois se réveiller en mode panique. Ne fais pas ça. Prépare-toi en continu. Dès la certification obtenue, pense déjà à l’audit de surveillance.

Conseil

Mets un rappel dans ton agenda 3 mois AVANT l’audit de surveillance. Ça te laisse le temps de vérifier que tout est OK et de corriger les éventuels trucs qui se sont dégradés.

Renouvellement à 3 ans

Le moment où tu dois TOUT refaire. Oui. TOUT. Désolé.

Caractéristiques :

  • Durée : Identique à l’audit initial (1-3 jours selon ta taille)
  • Coût : Identique à l’audit initial (1 500-4 000€) : Oui. Tu repays intégralement. C’est pas une blague.
  • Processus : Même déroulement que l’audit initial (réunion ouverture, examen doc, entretiens, débriefing)

Différences avec l’audit initial :

  • Historique consultable (audit initial + surveillance) : L’auditeur va consulter tes audits précédents. Il voit ton évolution.
  • Attentes supérieures : démontrer amélioration continue (pas stagner) : Si t’as rien changé en 3 ans, c’est mauvais signe. Faut montrer que tu progresses.
  • Peut être réalisé par un autre certificateur (tu peux changer) : T’es pas obligé de rester avec le même. Tu peux changer si t’étais pas satisfait.

Préparation :

  • Commencer 6 mois avant l’échéance : Pas 1 mois. 6 mois. Minimum.
  • Audit blanc interne (auto-évaluation 7 critères) : Fais-toi auditer par ton équipe ou un consultant. Identifie tes failles.
  • Actualiser toutes preuves (3 dernières années) : Pas juste les 6 derniers mois. Les 3 DERNIÈRES ANNÉES.
  • Former nouvelles recrues au RNQ : Si t’as recruté depuis l’audit initial, forme-les au référentiel. Ils doivent être au niveau.
  • Mettre à jour procédures si évolutions réglementaires : Le RNQ peut évoluer. La loi peut changer. Reste à jour.

Si pas de renouvellement : certification expire, perte financements, obligation de repasser audit initial
Si tu renouvelles pas, tu perds TOUT. Accès financements. Logo Qualiopi. Tout. Et tu dois repasser un audit initial complet (et payer) pour re-obtenir la certification. Bref : ne loupe pas l’échéance.

Beaucoup d’OF se font latter au renouvellement parce qu’ils ont stagné pendant 3 ans. Ils pensaient que la certification c’était acquis définitivement. Erreur. L’audit de renouvellement est AUSSI exigeant que l’audit initial. Voire plus. Parce que l’auditeur attend de voir une amélioration continue. Pas une stagnation.

La vérité que personne n’aime entendre : c’est un marathon. Pas un sprint. Tu dois maintenir ton niveau pendant 3 ans. Et t’améliorer. En continu. Sinon, au renouvellement, tu morfles. Les OF qui se reposent sur leurs lauriers après la certification ? Ils se font rattraper à l’audit de surveillance ou au renouvellement.

FAQ

Tes questions sur l’audit Qualiopi

Combien de temps dure un audit Qualiopi ?

On te soupçonne de pas avoir lu l’article. Mais on est sympa. Entre 1 et 3 jours selon la taille :

  • 1 jour : petit OF (1-5 formateurs) : Genre toi + 2-3 formateurs freelance
  • 2 jours : OF moyen (6-20 formateurs) : Structure intermédiaire
  • 3+ jours : grosse structure (20+ formateurs) : Genre les CCI et gros organismes régionaux

Plus t’as de monde, plus c’est long. Logique.

Quels documents pour l’audit Qualiopi ?

Documents obligatoires (la checklist non-négociable) :

  • Échantillon de preuves couvrant les 7 critères RNQ : c’est le gros du boulot. Prépare bien.
  • Kbis/extrait INSEE (moins de 3 mois) : Pas 3 mois et 1 jour. 3 mois MAX.
  • Déclaration d’activité (numéro DA) : sans ça, t’es même pas un OF légalement. Donc bon.
  • Liste des formations : catalogue complet. Pas juste les titres. Les durées, modalités, objectifs.
  • Organigramme : qui fait quoi. Clairement. Pas « on fait tous un peu de tout ».
Combien coûte un audit Qualiopi ?

Entre 1 500 € et 4 000 € selon la taille de l’OF.

  • Audit de surveillance : 50-70% de ce montant (750 — 2 800€)
  • Renouvellement : même coût que l’audit initial (1 500 — 4 000€)

Pour référence : un consultant Qualiopi coûte entre 1 500 et 8 000€ en plus. Donc budget total si t’es accompagné : 3 000 — 12 000€. Oui. C’est cher. Mais c’est l’accès aux financements publics. Donc ROI généralement positif.

Qui doit être présent le jour de l’audit ?

Liste des participants qu’on vous conseille :

  • Dirigeant/représentant légal (obligatoire) : si absent, red flag…
  • Responsable qualité : la personne qui pilote la démarche qualité
  • Responsable pédagogique : la personne qui conçoit les parcours
  • Échantillon de formateurs (1-3) : ceux qui dispensent les formations
  • Personnel administratif concerné : ceux qui gèrent les inscriptions, la qualité, etc.

Tout le monde doit être dispo. Toute la journée. Pas « je passe 1h et je me casse ». Toute. La. Journée.

Par chance tu peux avoir toutes les casquettes.

Peut-on échouer à l’audit Qualiopi ?

Oui, et ça représente 5% des audits. C’est rare. Mais ça arrive. Échec en cas de non-conformités majeures (NCM). Genre vraiment majeures. Des trucs qui montrent que ta démarche qualité est inexistante ou bidon.

Possibilité de re-candidater après correction (3-6 mois minimum de correction + nouvel audit à payer (1 500-4 000€). C’est chiant, c’est cher, mais c’est rattrapable.

Pour ta gouverne : 70-75% réussissent du premier coup. 20-25% ont des NCm (certif accordée sous condition). 5% ont des NCM (refus). Les stats jouent plutôt en ta faveur. Mais faut quand même bosser.

Que faire si non-conformités mineures ?

Certification accordée SOUS CONDITION de corriger sous 3 mois. Envoyer les preuves de correction par email (pas de nouvel audit sur site, donc pas de coût supplémentaire. Ouf.). Le certificateur valide les corrections. Si OK, certification définitive. Si pas OK, tu corriges encore jusqu’à ce que ce soit bon.

C’est pas dramatique. C’est juste du boulot en plus. Mais tu gardes la certification (sous condition). Donc ton business continue. Pas de coupure de financements.

Délai pour recevoir le rapport ?

Compte 2 à 4 semaines après l’audit sur site. Le rapport détaille observations, points forts, non-conformités éventuelles, et décision finale (conforme / NCm / NCM).

Pendant ces 2-4 semaines, tu vas vérifier tes emails toutes les 30 minutes comme un psychopathe. C’est normal. On est tous passés par là.

L’audit peut-il se faire à distance ?

Non. L’audit initial et de renouvellement sont obligatoirement sur site. L’auditeur DOIT venir physiquement. Vérifier les locaux. Rencontrer l’équipe. Consulter les documents physiques (s’il y en a). C’est pas négociable.

Seul l’audit de surveillance peut être partiellement à distance (rare, à la discrétion du certificateur, et uniquement dans certains cas spécifiques genre multi-sites géographiquement éloignés).

Prépare-toi à recevoir quelqu’un dans tes locaux. Physiquement.

Peut-on changer de certificateur ?

Oui. Pour l’audit de surveillance ou le renouvellement, tu peux changer de certificateur si tu veux. Fournir les rapports précédents au nouveau certificateur pour traçabilité (il doit savoir ce qui a été vérifié précédemment).

Raisons courantes de changer :

  • Mauvaise expérience avec le premier (auditeur désagréable, process mal géré)
  • Tarifs plus intéressants ailleurs
  • Meilleure expertise sectorielle chez un autre

T’es pas marié avec ton certificateur. Tu peux changer. C’est ton droit.

Faut-il un consultant pour l’audit ?

Pas obligatoire. Nombreux OF obtiennent la certification en autonomie (surtout les petits OF bien organisés). Consultant utile si :

  • Tu débutes (premier audit, zéro expérience)
  • Tu manques de temps (tu préfères déléguer la préparation)
  • Tu veux sécuriser ta démarche (tu veux mettre toutes les chances de ton côté)

Coût d’un consultant : 1 500 — 8 000€ selon accompagnement (audit blanc seul : 1 500 — 3 000€ / accompagnement complet : 5 000 — 8 000€).

Évite les formules « clé en main » opaques style « on fait tout à ta place et tu signes juste ». Red flag. Tu dois comprendre et maîtriser ta démarche qualité. Pas juste signer des docs préparés par quelqu’un d’autre.

Pendant que les consultants Qualiopi te vendent du « accompagnement indispensable à 8 000€ », nous on te dit la vérité : c’est pas obligatoire. Si t’es organisé, motivé, et que tu comprends le RNQ, tu peux le faire seul. Mais si t’as les moyens et que ça te rassure, un sparring partner peut valoir le coup. À toi de voir.

Que faire si je ne sais pas répondre ?

Transparence totale : « Je n’ai pas l’info en tête, mais je peux te la fournir dans 5 minutes. » Ne JAMAIS bluffer. Assumer qu’on ne sait pas tout est toujours préférable à une réponse approximative qui se révèle fausse 10 minutes plus tard.

L’auditeur préfère largement un « je ne sais pas mais je vais vérifier » qu’un « euh… oui… enfin… je crois… peut-être… ». La transparence, c’est la clé. Toujours.

Qualiopi c’est aussi pour les formateurs indépendants ?

Oui. Si tu as une déclaration d’activité (DA) et dispenses des formations, tu peux (et souvent tu DOIS) obtenir Qualiopi. Audit plus court (1 jour généralement). Exigences RNQ identiques (les 7 critères s’appliquent, même si t’es seul). De nombreux indépendants sont certifiés et accèdent ainsi aux financements publics (CPF, OPCO).

Coût pour un indépendant : généralement 1 500 — 2 000€ (audit + éventuellement consultant si besoin).

Conseil pour les indépendants : mutualise. Certains réseaux d’indépendants proposent des certifications groupées qui réduisent les coûts. Renseigne-toi.

L’audit de surveillance est-il obligatoire ?

Oui. À 18 mois. C’est PAS optionnel. Si non réalisé : suspension de certification et perte d’accès aux financements. Game Over temporaire. Très très chiant.

Le certificateur te contacte 2-3 mois avant l’échéance pour fixer le RDV. Ne rate pas cette échéance. Mets des rappels dans ton agenda. Genre 10 rappels. C’est trop important pour oublier.

Dans les grandes lignes

Si t’as tout lu chapeau. T’as maintenant le déroulement de l’audit Qualiopi dans les moindres détails. Phase par phase. Que du vécu. Sinon parce qu’on se doute que t’as scrollé un peu vite à certains moments, voici un récap express :

Avant l’audit (4-8 semaines de préparation) :

Pendant l’audit (1-3 jours de stress intense) :

Après l’audit (2-4 semaines d’attente) : réception du rapport avec 3 issues possibles

  • 70-75% : Conformité totale → Certification 3 ans (GG, t’as réussi le boss final)
  • 20-25% : NCm → 3 mois pour corriger (certif accordée sous condition, rattrapable facilement)
  • 5% : NCM → Refus, correction puis re-candidature (rare mais rattrapable avec du boulot)

Après certification (le marathon continu) :

Les 4 clés de la réussite (les vraies, pas le bullshit des formations YouTube) :

  1. Transparence : assume tes points faibles avec plan d’amélioration. Honnêteté > bullshit. Toujours.
  2. Organisation : preuves classées par critère RNQ, accessibles en 30 secondes max. Marie Kondo de la formation.
  3. Anticipation : préparation 3-6 mois minimum, pas d’improvisation. Les 5% qui échouent, c’est ceux qui improvisent.
  4. Sérénité : respire, l’auditeur n’est pas un ennemi, c’est juste un professionnel qui fait son job.

La bonne nouvelle : les statistiques jouent en ta faveur. 70-75% de conformité totale dès le premier audit. La majorité réussit. Avec une bonne préparation, t’as toutes les chances. Vraiment.

Ça demande quand même du boulot. C’est rébarbatif. C’est long. C’est parfois frustrant. Mais c’est accessible. Et le ROI est positif (accès financements publics = développement commercial).

On va pas te mentir comme certaines formations miraculeuses : ça prend 3-6 mois de préparation sérieuse. Ça coûte 1 500 — 4 000€ (voire plus avec consultant). Et ça demande de la rigueur continue pendant 3 ans. C’est pas magique. C’est du boulot. Mais Owlic est là pour t’aider.

Prêt à passer ton audit ? T’as toutes les cartes en main. Maintenant, à toi de jouer.